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Lettre N°32

« Je me souviens très bien d’une journée en avril. C’était un samedi matin (…) C’était le premier jour du printemps. L’air était doux et j’étais empli de joie, de bonheur de dire au revoir à l’hiver et tout d’un coup j’avais l’inspiration d’écrire un poème (…) et j’ai acheté un petit carnet et un crayon et puis je suis rentré dans un parc public. Entouré de l’herbe et des arbres, et j’ai écrit mon poème sur le printemps. Bon. Même si c’était horrible. Je crois que les premières lignes étaient quelque chose comme « Spring is here… » des choses comme ça. C’est pire que les cartes qu’on peut acheter.

De toutes façons, la sensation écrite m’a donnée une nouvelle expérience, d’être plus connecté aux choses autour de moi. C’était une sorte de révélation. Que je me sentais différent en écrivant que de ne pas écrire. Simplement marcher dans un parc c’est une autre expérience que d’écrire sur marcher dans le parc. Et c’est cette sensation d’être entrelacé, entremêlé des choses du monde, c’était une sorte d’exaltation peut-être. »

Paul Auster, au micro d’Arnault Laporte, Master class sur France-Culture 15 aout, 2015. (archives)

Fabrica

Vendredi 10 mai 2024 à 19h15

Auditorium du CRR 93
5 rue Edouard-Poisson – Aubervilliers

 

 

Coordonné par Philippe Pannier, professeur d’improvisation au CRR 93, le rendez-vous mensuel Fabrica est une scène ouverte aux créatifs.

Soirée spéciale avec le collectif Sondinitiative

Présentation du projet du plan du labyrinthe de Nathalie Picard

Présentation du projet silence de Tiona Adrianaivomanajoana

 

 

Dimanche 26 mai 2024 à 17h Lecture dans l’atelier d’Armelle Claude

 

Dans le cadre des portes ouvertes des AAB

5, rue Henri Chevreau 75020 Paris

                    

     

 

Vide grenier du Pré samedi 25 mai

 

En raison des travaux sur la place Séverine, notre espace de rencontre n’a pas pu être préservé cet année…. Qu’à cela ne tienne ! Nous avons décidé d’en faire l’opportunité d’un atelier d’écriture déambulant….

Rendez-vous à 11 h précises au Tapis de Poésie avec de quoi écrire, et si vous en avez un petit pliant.

                      

Dimanche 1er juin à 16h « Funérailles de la Mammafica »

 

Dans le cadre des portes ouvertes des ateliers d’artistes du Pré Saint-Gervais

 Nous organisons un cortège inspiré des funérailles de la Nouvelles Orléans pour amener en grande pompe une vieille sculpture à la déchetterie, sa « dernière demeure ».
Les instrumentistes déambulants seront particulièrement bienvenus, notamment les soufflants….
Avis à tous, je nous espère nombreux.
                   

Portes ouvertes des ateliers d’artistes du Pré Saint-Gervais Samedi 1er et Dimanche 2 juin de 14h à 20h

 

Le Tapis de Poésie accueille Mick Auxenfants et Antoine de Kerverseau. Peintures. Et présentera les travaux du moment de Nathalie Picard

Samedi 1er juin, Funérailles de la Mammifica, une sculpture de Marie-Danielle Koechlin en déambulation dans le Pré, rdv à 16h, départ à 16h30

Dimanche 2 juin à 17h : lecture partagée, cession d’improvisation. Venez avec vos textes et vos instruments pour un partage artistique et festif.

Nathalie : 06 38 66 97 74

Atelier d’écriture du samedi matin

 

Un samedi sur deux de 10h 30 à 13 h environ

 

prochains ateliers les samedis 25 mai, 8 juin

Participation :

15 euros la séance+ 10 euros d’adhésion

Inscriptions

Nathalie : 06 38 66 97 74

Poétique du corps : mouvement senti, mouvement pensé

Le groupe est en suspens, on reprend, si tout va bien au mois de septembre, n’hésitez pas à revenir vers moi pour en savoir d’avantage.

Renseignements : Nathalie au  06 38 66 97 74

Par une série de tensions et de détentes tu t’élèves et tu te rabats. Tout ton corps. À partir d’un bras, d’une jambe, d’une cheville. Une forme de croix s’érige et s’effondre comme une pensée se fait et se défait sous les effets alternés de la volonté et de l’abandon. Se soumettre ou ne pas se soumettre ? Pas de demi- mesure. Une seule loi t’élève et t’effondre. C’est bien cela que tu expérimentes depuis que tu es né. Le mythe de Sisyphe. La montagne des jours. Nos premiers points d’appui nous ont été plus ou moins tendres. Bras, lit, table à langer. Plus ou moins brutaux. Nous ne les avons pas choisis. Nous les avons connus avant de nous connaître. Ils se sont inscrits en nous au moment où notre conscience n’avait pas la forme d’une conscience mais d’un univers traversé par des sons, des voix, des intuitions souvent contradictoires. C’est par cela que nous avons été modelés.

Je dis cela pour que tu te souviennes. À l’intérieur de ta cheville il y a un élément caché qui demeure. Qui gouverne l’arrière et l’avant. Le recul ou l’avancée ; là où tu veux et là où tu ne veux pas aller. Il te détermine. C’est là où tu dois t’accorder si tu veux que ton corps retrouve son harmonie, son unisson. Retrouve l’endroit où cela se joue. Si tu parviens à passer derrière des cascades de peur vécues, transmises, dépassées et reconstruites.

L’expérience du sol, comporte à ton insu l’expérience la relation avec ceux ou celui qui occupe le même sol que toi, ton alter ego donc, ou ton ennemi, selon les circonstances. L’expérience du vertige se fait dans la sensation de la chute. Qui t’a porté ? Et comment ? Cela dépend. Mais le sol est toujours là. Commun à tous. C’est une loi qui nous oblige. Le corps en fait l’apprentissage et l’esprit la conçoit, cette ligne qui passe au centre et nous maintient sur nos aplombs. Où et comment se tenir érigé, se tenir debout ?

Ce que tu veux, et ce que tu ne veux pas à un instant donné déterminent l’état de ton corps. Je voudrais te rendre sensible au fait qu’à chaque pas c’est toi qui décides si tu veux le faire ou pas, et de quelle façon.

Si l’occident a pu esclavagiser le monde, c’est probablement qu’il avait intégré pour lui-même la notion de fouet, d’obligation, d’obéissance forcée. La notion d’injonction. Maitriser son corps ne se résume pas à lui faire exécuter, même à la perfection, ce qu’on lui enjoint de faire. Une injonction reste une injonction. Un coup de fouet, un coup de fouet. Que tu le donnes ou que tu le reçoives un coup de fouet reste un coup de fouet. Et la répartition des rôles reste toujours la même : le fouet est toujours dans la main de l’esprit qui commande, et c’est le corps qui subit.

Nathalie Picard

Glèbe de la parole naissante.

 

En espérant vous voir toujours nombreux,

Pour que vive la poésie

Nathalie, Delphine et le Tapis de poésie.

Pour nous trouver ☛ Au Tapis de Poésie